Quand la gastronomie italienne vient à vous

L’avantage de partager son bureau avec une nouvelle embauchée italienne, c’est que chaque journée apporte son lot de surprises. Bon, il y a les bonnes surprises et les … moins bonnes. Pour finir sur une bonne note, je commencerai donc par les “mauvaises” surprises:

  • Elle parle beaucoup (trop) – Et c’est peu dire !

  • Elle parle fort – Je défie quiconque d’avoir une conversation téléphonique “normale” quand l’italienne appelle le pays de Materazzi

  • Elle n’est pas une férue d’organisation. Son oeuvre principale: “Comment proposer à 12 personnes d’aller manger au resto, quand on a pour simple véhicule… une clio”

… les bonnes surprises:

  • Elle dit “ciao” (salut), à peu près 15 fois par jour (autant de fois que vous entrez dans le bureau)

  • Elle révolutionne la langue française à chaque phrase:

    L’italienne: Je connais le mot boulot, tu peux faire un verbe avec ? Pour dire je vais au boulot on peut dire, je vais “bouler”?
    Moi:… euh non mais c’est bien tenté

    Autre exemple: quand elle apprend les abréviations et argot français.

    L’italienne: Comme d’hab c’est pour comme d’habitude ? Ah donc on peut couper les mots
    Moi: Oui oui, pas tous mais certain. Ou manger les syllabes, le parisien dit “ché pas” pour “je ne sais pas”
    L’italienne: On peut dire, je prends la voit?
    Moi *grand sourire*: lavoite?
    L’italienne: Pour la voiture, nan ?
    Moi:*encore plus grand sourire*

  • Et enfin le meilleur pour la fin: l’italienne qui lit “le verlan” sur wikipédia
    L’italienne: Mais c’est quoi “ta réoum?”

    Moi: ta quoi ? *petit coup d’oeil sur la page wikipédia* (à moitié mort de rire) aaaaaaah ta reum (comprendre: ta mère) ^^. (Ndlr: Forcément, si elle prononce le verlan en latin, ça complique les choses).

Bref, je ferme la parenthèse de la dialectique franco-italienne.

Amaretti le charme de l’ItalieCe matin, j’arrive au bureau, vif, dynamique, souriant, motivé (ou presque) et je trouve sur mon bureau, un sachet de “bonbons” non identifié. Ma qué ce qué cé qué ça ? Des “Amaretti” faits dans les règles de l’art !

Les amaretti sont à la base des gateaux aux amandes, dans lesquels on peut incorporer de la coco, du chocolat etc. Il en existe des moelleux ou des croquants (voire terriblement croquants). Si jamais, les Amaretti vous tentent, voici la recette (non-testée):

Ingrédients

  • 300 g d’amandes mondées
  • 3 blancs d’oeufs
  • 150 g de sucre glace
  • 10 gouttes d’essence d’amande
  • sucre glace pour décoration

Préparation

  • Broyez finement les amandes, puis faîtes les griller sans matière grasse dans une poêle à revêtement anti-adhésif en remuant constamment, jusqu’à ce qu’elles exhalent un parfum agréable. Laissez refroidir.

  • Tapissez 2 plaques à pâtisserie de papier sulfurisé. Montez les blancs en neige au fouet électrique tout en versant le sucre glace en pluie. Les blancs doivent être assez fermes pour qu’un couteau y laisse sa trace

  • Incorporez les amandes en poudre et l’essence d’amamnde aux blancs en neige. Prélevez des portions de la taille d’une noix avec 2 cuillères à café et déposez les sur les plaques en les espaçant de 5 cm.

  • A l’aide d’une passoire, saupoudrez les amaretti de sucre glace. Laissez les reposer et sécher pendant 4 à 5 h, ou mieux encore toute la nuit, dans un endroit frais. Faites chauffer le four à 150°c (th 5).

  • Faites cuire les amaretti 35 mn environ, jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés. Avec une spatule, détachez les sans attendre du papier sulfurisé et déposez les sur une grille à pâtisserie. Laissez les refroidir avant de servir.

 

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