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Samedi soir avec la désormais célèbre Hélène (mais si vous savez celle qui m’oblige à laisser mon numéro aux serveuses dans les cafés… ça y est, vous situez ?), on avait décidé de faire les choses en grand et d’aller voir le match de rugby sur écran géant ! Parce que nous on n’est pas des petits joueurs ^^ Nan mais attend on allait tout de même pas se taper le match sur un écran de 20cm digne des mecs de la sécurité (en parlant des mecs de la sécurité, nous aurons l’occasion d’y revenir plus tard dans cet article).

Donc samedi 19h45, on se rejoint à la station Edgar Quinet. Le match étant à 21heures, on a prévu une bonne marge (ouais enfin du moins c’est ce qu’on croit). J’arrive à l’heure (ce qui mérite d’être souligné). Elle m’attend sur le quai telle une petite fille toute perdue ^^. Et déjà, Hélène est en forme…

Hélène : hey t’as pas du maquillage ?
Moi : euh, bah écoute non… mais on va pas à un anniv’ McDo, c’est pas obligé hein.
Hélène : ah mais si attends… faut trouver des gens qu’en ont et on leur demande.
Moi : hum t’es sûre de toi là… ?
Hélène : Oui oui, en plus je voulais m’habiller en bleu/blanc/rouge mais je me suis abstenue..
Moi (pensée intérieure : oui bah t’as bien fait Schtroumpfette ^^).

Aparté fini, on prend le métro direction le champ de mars… Comme d’ailleurs les ¾ des gens qui sont dans ce métro. Il faut savoir qu’Hélène et moi, on aime bien les plans loose parfois, et là, une voix anti-glamour d’une employée de la RATP nous informe que la station Bir Hakeim est momentanément fermée pour des raisons de sécurité (ndlr : pour la RATP, « momentanément » signifie toute la soirée. J’te jure, ils vont moins faire les malins quand Nico va leur sucrer leurs régimes spéciaux.). Qu’à cela ne tienne (hum la jolie expression), on descend à Dupleix et suit la foule (ne sachant pas trop comment aller au champ de mars. Je savais que j’aurai du prendre mon GPS piéton !).

On arrive en avance… au pied de la tour eiffel. Là on peut apercevoir un écran fixé sur une des façades (retenez ce détail, ça a son importance pour plus tard). On suit toujours la foule en direction du champ, on passe sous la Tour eiffel, le temps pour nous de s’extasier sur le ballon gonflé et les éclairages…

Hélène : tu sais à quoi ça sert ça ? (montrant du doigt une sorte de contenair sur lequel reposent plein de projecteurs)
Moi : euh bah oui… ça sert à éclairer les piliers de la tour eiffel et le ballon qu’est juste au dessus de nous
Hélène : ah tu crois… Ah oui tiens !

Je vous avais dit qu’elle était en forme. Soit… on continue à marcher. On se fraye un chemin à travers les gens (un peu plus et on se croit à un remake des Halles, un jour de grève des transports). Et là, on se rend compte que le champs de mars souffre d’un important phénomène de surpopulation et qu’il sera impossible d’y accéder. Du coup pendant, 10/15 minutes, on cherche une place stratégique, le but étant d’avoir un angle de vue non bouché par les gens, les arbres et autres obstacles. On trouve une petite place, on s’assoit… 5 minutes. Finalement pas satisfaits de notre place, on opte pour l’autre écran (oui oui celui fixé sur la façade « trocadéro » de la Tour Eiffel). On refait le chemin inverse. Hélène est ravie d’avoir opté pour des chaussures de marche…fins talons de quelques centimètres.

On repasse sous la tour eiffel, le ballon, les éclairages et tout le bordel… On arrive devant l’écran. Cool presque personne ! Trop bien ! Là c’est sûr on va bien voir ! :)

Sauf que le « presque personne » nous met un petit doute. Hum le match, ils vont quand même aussi le diffuser sur cet écran hein dis ? Dans le doute, on demande à un 1er mec de la sécurité (je vous avais bien dit qu’on en reparlerait). Lui nous bredouille que « oui oui le match écran là et là bas aussi. Padipwoblèm ». Hélène et moi on se regarde. Taux de fiabilité : 10%. Deux avis valent mieux qu’un. Hélène choppe au vol un second mec de la sécurité qui lui assure que le match sera aussi diffusé sur cet écran, normalement. Taux de fiabilité : 40% (selon moi), 60% selon Hélène. Confiants, on décide de s’installer sur le pont entre les Trocadéro et la Tour eiffel. On est bien assis. Ravis d’avoir changé de place. 20h50, l’écran diffuse toujours la même animation qui présente les résumés des matches précédents. 21h toujours rien. 21h05, rien. Ils ne se seraient pas un peu foutus de notre gueule les mecs de la sécurité ? Je crois sincèrement que le 2nd mec de la sécu souhaitait tout simplement garder Hélène avec lui le temps de la soirée (et plus si affinités) et lui montrer son écran perso de télésurveillance ^^ . (Hélène, ça te disait pas une petite séance privée avec Monsieur Info-en-béton?)

Bref, on repart dans l’autre sens. Le champ de mars archi comble. On arrive près, enfin pas trop loin de l’écran. Score : 6-5 pour la France. On voit la moitié de la 1ère mi-temps debout.

Nouvelle intervention d’Hélène :
Hélène : si on mène à la mi-temps, c’est un signe… on gagne le match !
Moi : euh si tu le dis… enfin je te rappelle que samedi dernier on se prenait 13-3 à la mi-temps et que les Néo-Zélandais bah ils ont gagné un retour anticipé chez-eux, au bout du monde.
Hélène (sûre d’elle) : Oui mais non, tu vas voir !

Autour de nous, la chabalmania continue… Je comprends qu’on puisse être over-fan du joueur choupère fort, qui a lui seul pourrait retenir la tour de Pise si jamais elle devait se casser la gueule. Mais alors les minettes et ménagères de moins de 50 ans, qui le trouvent « beau ». Comment vous faites ? Expliquez-moi… y’a un truc hein dites ? Les poils sont redevenus tendance ? La combinaison « coupe chanteur de métal » + « barbe de 4 mois passés à Koh Lanta » c’est le must du sex-appeal ?

Anyway, c’est la mi-temps (la France mène, donc si on suit le raisonnement d’Hélène enfin voilà quoi…), les gens se lèvent, bougent. On en profite pour se poser au milieu du champ de mars, au milieu des gens, des bières et autres sacs de pique-nique. Peu importe, on y est :)

2ème mi-temps. Le match n’est pas extraordinaire. Le jeu stéréotypé de l’équipe de France (chandelle, coup de pieds en avant) et la faible dangerosité des actions ont raison de nous. On regarde passivement presque lassivement (sinon y’a pas un épisode de Derrick sur la 3 là ?). De temps en temps, 4 pèlerins et un moine lancent une marseillaise. Echec, personne ne suit. Michalak nous gratifie de gestes qui ne servent strictement à rien (fallait pas manger trop de Burger !). Encore un joueur qui ne percera jamais dans le monde du rugby ^^ La suite, on la connaît. Johnny Rasoir-4-lames (Wilkinson de son vrai nom) passe une pénalité et un drop. Les gens n’y croient plus. Un groupe d’anglais chambre 20 mètres devant. Des projectiles en tout genre volent. Ca reste bon enfant. Fin du match. La foule se disperse.

Finalement on rentrera jusqu’à Montparnasse à pied. Hélène maudissant un peu plus ses talons. Une jolie soirée malgré la défaite…

Chèr(e) lecteur-trice, si tu es arrivé(e) à la fin de cet article, merci de laisser un commentaire… je t’envoie un cadeau de circonstance. Offre limitée dans le temps, jusqu’au 18/10/2007 et selon les stocks disponibles.