Two days in London with A.

Sur un coup de tête, on a pris le vendredi soir 2 billets Eurostar. Payé avec Eurocard Mastercard. On avait besoin de changer d’air, de langue, d’insultes. On voulait dire des Fuck dans tous les sens, des “Voulez-vous coucher avec moi ce soir ?” avec un accent soit-disant British. Plus ridicule que British d’ailleurs. No matters.


Dans son petit appart cosy à Montparnasse, payé par son père, une bouteille de Chardonnay posée sur la table basse du salon, on a bouclé nos valises au milieu de la nuit. 1 jean, 2 chemises, 1 brosse à dent, 2 boxer. 12 capotes. Le minimum vital. Elle, 3 jeans dont le seul moyen de distinguer la couleur reste encore  le pantone, 2 jupes (mi-longue et… mi-courte ?), 3 pulls et sa fameuse robe pull. De la fine lingerie. De la moins fine lingerie (au cas où il ferait froid). Trousse de maquillage principale. Trousse de maquillage secondaire. Echarpe. Le minimum féminin.

Gare du Nord, 10.23 a.m (GMT+1). Elle toute excitée. Moi qui ne parle pas. Je n’aime définitivement pas le matin. Elle qui feuillette le Guide michelin. Moi qui continue ma nuit dans le train. Elle qui me parle, qui me demande ce que j’en pense, si on aura le temps de voir ça, mais qu’elle ne veut pas faire ça… Fous-moi la paix bordel, j’ai mal dormi. J’aime pas le train. J’aime pas l’EuroTunnel. Je voulais prendre le Ferry (faux, j’ai le mal de mer). J’ai faim (faux, je mange rien le matin). On arrive quand ?

Au programme : Oxford street, Hyde Park, Shopping, London Eye, Picadilly street. Tout est programmé, minuté, calé. J’aime son organisation. Même si je me dis que jamais je pourrais être comme ça. Trop besoin d’imprévu, de bordel. Une jolie aprèm. On fait ce qu’elle a décidé/programmé. Elle est heureuse. Elle aime faire la touriste. A regarder en l’air, à droite, à gauche. Moi aussi je regarde à droite, à gauche… pour traverser. On prend quelques photos. On se prend en photos. On immortalise pour se souvenir. Pour être nostalgique quand on ne sera plus ensemble. On prend les photos que l’on pourra, dans quelques mois, cacher au fond d’un tiroir. Même si avec le numérique, plus personne ne développe les photos… Dommage. Au pire, on les “deletera” d’un clic droit. Êtes-vous sûr de vouloir vider la corbeille ? Oui. Au mieux, on les regardera en esquissant un léger sourire.

Londres nous semble calme. On était encore loin de savoir la nuit qui nous attendait. Tournée des bars, bière sur bière pour les anglais. Chardonnay et champagne pour nous. Elle en jean slim, un haut à bretelles spaghettis cachées sous un boléro, des escarpins qui rendent interminables ses jambes. Une  cambrure excitante… Elle est terriblement habillée comparée aux anglaises et leurs jupes ceintures. Le visage de Londres nous semble différent.

Girls dance, boys chase after. Nous sommes au moins de juin. Tout Londres nous semble être dehors. La musique tape. Rock the casbah ! L’avantage à Londres c’est que tout le monde trouve normal d’entendre Queen ou The Clash au beau milieu de la soirée, après Bob Sinclar. C’est culturel. Juste inimaginable ailleurs.  Ooooh don’t stop me now caus’ I’m having a good time.

On ne voit pas la nuit passer. Elle ne sent plus ses pieds. Enivrés par les verres enchaînés et l’air londonien. Il est 3h à Londres (4h à Paris), on rentre au Troy Hotel. Un 3 étoiles près d’Hyde Park. Such a lovely place. Such a lovely night.

Tout est vrai. Rien n’est exact.

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  1. Queen B says:

    Et un jour tu as quitté A.

  2. Pau says:

    Queen … Love of my life <3

  3. *lys* says:

    “3 jeans dont le seul moyen de distinguer la couleur reste encore le pantone”, je t’offre un bon point pour cette phrase de qualité qui m’a bien amusé. Et pour le reste, même si tu n’es qu’un salaud.

  4. Flo Loula says:

    exactement même commentaire que Lys, pour l’histoire des jeans et du pentone! j’adore cette phrase :D

  5. Fantômette says:

    Et moi j’adore quand tu racontes les histoires comme ça.
    (C’est Claire, j’ai dû changer de blog et de pseudo…)

  6. Acia says:

    je la connaissais pas cette histoire de londres… décidément tu es un petit docteur sheperd en puissance avec toutes tes loves story.
    j’adoooooooooore. Vive le buzzanatomy!

  7. A. says:

    Toujours un plaisir de te lire et un plaisir encore plus grand de voir que tu ne m’as pas oubliée. Au moins je me sens moins seule. Je redécouvre notre weekend avec tes mots, merci.

  8. zeni says:

    non mais dis donc tu fais exprès d’être dans la même ville que moi le même week-end ? ;)

  9. charlie says:

    Hank Moody sort de ce corps !

  10. A. says:

    Pas de réponse aux commentaites G. ?

  11. A. says:

    aux commentaires, faute de frappe.

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