

Roger Quigley – Piste 10 – Les Inrocks – 100 Trésors Cachés Volume 2 [.mp3]
Il y a des choses qui ne s’expliquent pas. Comme recevoir un SMS de la personne à qui on était entrain d’écrire. Comme être en costard seulement les jours où il pleut/neige. Comme perdre son boulot pour licenciement économique et en retrouver un dans la semaine qui suit. Comme être déjà très à la bourre et avoir son métro retarder parce qu’une femme accouche d’un grumeau (la légende dit qu’elle lui a donné le nom de la station : Tuileries. Dur). Comme recevoir un mail un samedi soir à 21h07 :
“Juste au cas ou (qui ne tente rien n’a rien, et ce soir j’ai vraiment envie de tenter..), tu ne serais pas libre ce soir par hasard?”
H. qui m’envoie un mail alors que je ne l’ai plus vue depuis 18 mois. Pas vue depuis cette fameuse soirée où j’ai laissé mon numéro à A. Pas vue depuis cette soirée passée sur le Champs de Mars devant France-Angleterre, à traverser le Pont d’Iéna en courant.
Il y a des choses qui ne s’expliquent pas. Comme être libre un samedi soir et la rejoindre 30 min plus tard devant l’Indiana Montparnasse… 18 mois après. Moi qui arrive à la bourre (normal), elle qui m’attend patiemment. S’apercevoir, se sourire (timidement), elle qui me prend dans ses bras. J’aurais dû la prendre dans mes bras le 1er. C’est vrai, on ne fait pas la bise à quelqu’un qu’on n’a pas vu depuis 18 mois. Personne ne fait ça. Personne. Personne, sauf moi.
D’un commun accord on va dîner dans son restaurant préféré. Un resto intimiste avec des fauteuils colorés. Accessoirement, le resto qui accueille les candidats de la Nouvelle Star midi & soir le temps de la saison à Balthard (bordel, comment ça s’écrit “Balthard?”). Resto assiégé par les midinettes qui se sont passés le mot. On évite les phrases clichés et surfaites “Tu as bonne mine”, “Tu n’as pas changé”. Il y a des choses qui ne s’expliquent pas. Ca fait 7 ans qu’on n’a changé avec H. Le décor lui a changé, mais nous, on est toujours les mêmes. On se voit encore là, à se croiser dans les couloirs du lycée, à se voir secrètement jusqu’à ce que le proviseur nous dise de rentrer chez nous et que le lycée ferme à 19 heures…
Pendant le dîner, elle me dit que A. l’a quittée. Qu’elle a quelqu’un d’autre. Elle me demande si tout va bien avec C. Plage de silence. 2 chocolats liégeois plus tard, on se retrouve à arpenter les rues de Cité, Notre Dame, Saint Michel. On cherche mon futur appart, on veut un appart de standing. Un truc qui claque ! Quelque chose avec une vue imprenable. Quelque chose avec fenêtres sur rue. Un appart avec la musique forte un soir d’été. Quelque chose qui fera lever le regard des gens. On en choisit un avec une grande baie vitrée. Prix estimé : 550K. Elle choisit la chambre de droite, moi celle de gauche.
00h30 assis sur les quais de Seine à partager les écouteurs d’un iPhone (orchestre de poche). On parle peu. On ne parle pas. Comme des non-parisiens, on admire la vue. Comme quand on avait 15 et 16 ans, on reste là assis, à laisser le temps filer (et le froid nous figer un peu plus). Il y a des choses qui ne s’expliquent pas, encore moins 7 ans après.
Toujours les mêmes. Bloqués dans une faille spacio-temporelle, une boucle éternelle qui n’en finit pas. Elle appelle ça “notre cycle infernal”. A croire qu’on a décidé un jour d’appuyer sur “Repeat all”.

L’iPhone et les photos de nuit c’est vraiment moche. Le pire c’est que de jour aussi.
2 o’clock in the morning, G. in a black cab texting H.
Tout est vrai, rien n’est exact.
G.
Ps : Ah et sinon je décolle pour Istanbul jeudi matin avec la chaîne Voyage.
Related posts:
- Scoop : The place to eat some burgers Push “Play”. Listen to while reading. Enjoy Embarqué par Billy...
- Boys don’t cry, girls do Je suis en vacances… à Paris (sic). Je prends le...

Cet article qui m’a beaucoup touchée signerait il le retour de Poke Me ?
Drôle de voir que tu étais censé rompre en face, plutôt que sur Gtalk, ce samedi soir.
Sois heureux, c’est tout ce que je te souhaite.
18 mois déjà ? J’avais découvert ton blog par cette note, pas très longtemps avant avoir rencontré mon amoureux …Same people, same place.
Ouais…certaines choses n’ont pas de prix..
..Pour tout le reste, il y’ a Eurocard Mastercard =)
Finalement quelque chose me dérange dans cet article… et je ne sais pas quoi. Vais me coucher.
Il est magnifiquement bien écrit.
C’est ce genre d’articles que j’aime lire, pour l’émotion..
Ca a l’air unique comme relation. Poke me et H ont beaucoup de chance d’avoir une relation forte comme celle là. Je me suis reconnue à certains passages et ct troublant de vérité.
Petit mot pour H : Quelqu’un qui parle de toi comme ça, c’est préciiiiiieux ;-)
Le retour de Pokeme :) ! Un texte très touchant mais surtout très intime. T’as le don pour décrire à merveille les relations !
Ah enfin! Merci…
C’est toujours aussi saisissant
Te voila de retour parmi nous, Big G. Ça me fait plaisir, ça m’avait manqué de passer 10 minutes à réfléchir au commentaire que je peux te laisser pour ne pas te décevoir et ne pas casser la magie qui ressort de tes articles.
Choudrou tu m’énerves tu m’as presque donné envie de pleurer.
E. : Rien n’est moins sûr. Pas de plan sur la comète.
Cha : 18 mois et tjrs avec ? Et toujours pas de starbucks coffee ensemble.
Anouchka : La mienne arrive à expiration
Marie.b : Ton commentaire n’est pas mal non plus tu sais
Elsa : Je laisse H. réagir, si elle le souhaite à ton petit mot
Emilie : Flatteuse. Mais je préfère ton look du lundi :)
P. : Better late than never my friend
Roland : I only do my job
Little J : Et tes commentaires m’avaient (presque) manqué ;-)
Guillaume : En même temps, tu pleures devant Melrose Place.
Mr le “NonPorteurDeSac” écrit toujours aussi bien. C’est toujours un plaisir de te lire.
Ps : Je confirme cela dit, t’es “un peu” connard sur les bords.
[...] billets sur un sujet auquel je pense souvent et qui m’ont donné envie de vous en parler. Greg y raconte les retrouvailles avec une vieille amie, Marion les amitiés qui [...]
Elsa, j’ai parfaitement conscience de la chance que j’ai… si cet article t’a ému, tu n’imagines pas ce que j’ai pu ressentir en lisant ces mots racontant notre relation, une relation que je croyais être indescriptible… avoir vécu quelque chose avec G. puis avoir la chance de le lire, c’est simplement magique…
encore une fois: merci G.
Ca sent la rupture avec C. ces deux derniers posts et cette absence de commentaires de sa part !