Enfin pas moi. Mais Hubert, oui.
Mercredi soir, on n’a pas voulu aller voir Harry Potter, ni l’Âge de Glaces 3. Pas assez alternatif. Alors on a choisi un film dont la bande-annonce nous avait fait un peu tiltés avant la projection de Good Morning England (le film de 2009 !). J’ai tué ma mère, c’est canadien et ça a été primé à la Quinzaine des Réalisateurs (Cannes 2009) : 2 bonnes raisons d’aller le voir ? Peut être, peut être pas…
![]()
Réalisé par Xavier Dolan, son premier film met en scène une relation Mère-fils conflictuelle, voire haineuse. Et pourtant, il y a des bons sentiments enfouis sous la rancoeur, la colère et l’intime conviction d’être incompatibles. Car c’est bien là le problème d’Hubert (Xavier Dolan), cet ado de 16 ans persuadé qu’il pourrait être le fils de n’importe qui, mais en aucun cas de cette femme qu’il appelle “maman”. Il voit en elle, une personne sans aucun goût. Ou plutôt qui a le goût pour les abats-jours kitchs et les pulls ringards. Le genre de pulls qu’on déteste voir sa mère porter. Et qu’on déteste encore plus quand elle décide de venir nous chercher à la sortie de l’école. Tout exaspère Hubert, chez sa mère qu’il accuse d’être manipulatrice, et de vouloir gâcher sa vie.
Le sujet est délicat. Pour ceux qui ont une profonde hantise du conflit, ce film est à déconseiller. Ce film n’est pas beau, il n’est pas esthétique. Trop sombre, trop terne, et (trop) rares sont les moments où l’on prend plaisir à regarder les images. Du coup, pendant 1h40, on découvre Hubert, élevé sans son père pour qui la communication avec sa mère est impossible. Dit comme ça, ça donne vraiment pas envie de le voir. Et pourtant, il a quelque chose (et pas seulement l’accent canadien). Si l’on doit reconnaître un talent à Xavier Dolan, c’est certainement celui de l’écriture des dialogues. Des phrases balancées, des mots qui blessent, des murmures qui crient un profond mal être.
Du coup, est ce que je conseillerai ce film ? Peut être, peut être pas. Il m’a laissé une impression mitigée, presque mis à l’aise. Et j’aime pas ça. Du moins j’en n’avais pas envie. Pas ce soir là… si j’avais sû je serai allé voir l’autre magicien à la con. En tout cas, j’étais bien content, une fois sorti de la salle. Et Elle aussi, mais pour une raison différent appelée “Polka” de Haribo. Une vraie gosse…
Ps : Un rapide coup d’oeil à la fiche Wikipédia de Xavier Dolan. Il est né en 1989. Bon…
Ps 2 : Oui je n’avais pas écrit depuis longtemps. Pourquoi maintenant ? Je ne sais pas. Parce que je pars en vacances dimanche :)
Related posts:
- La Môme… Marion Cotillard méconnaissable Oui le film est sorti depuis un p’tit moment déjà…...
- A swedish love story, un trésor caché vintage Samedi en fin d’aprèm, avec A. on s’est caché dans...


16 ans et il réalise déjà un film, remarqué à Cannes, et dans lequel il joue ??!!
Il joue un rôle d’un ado de 16 ans, mais il est beaucoup plus vieux. Il a euh… 20 ans :)
Et il paraît même que c’est un star du réseaux à Pontivy, et que sa maman elle a plein de coupures de presse accrochées aux murs (private joke)
ah… 1989. L’année des grands crus :)
“On n’a pas voulu aller voir Harry Potter, ni l’Âge de Glaces 3″ Ouais enfin je serai jamais allée voir Harry Potter, mais l’Âge de Glace 3 fois plus que j’ai tué ma mère, enfin je dis ça je dis rien !
@Greg : hahaha :D
Non mais sérieusement, tout ça à 20 ans, c’est pas banal…
et le morceau de l’article, c’est signé par ?
J’ai tué ma mère” film canadien de Xavier Dolan, quinzaine des rélisateurs 2009.
Hubert n’aime pas sa mère, son mode de vie, ses petites habitudes, on va dire simplement parce que c’est sa mère. C’est l’ado en révolte dont ont ne sait pourquoi il déteste ni ce qu’il aime. Confus par cette relation amour /haine qui l’obsède chaque jour de plus en plus, Hubert vaque dans les arcanes d’une adolescence à la fois marginale et typique, découvertes artistique, expériences illicites, ouverture à l’amitié, sexe et ostracisme.
Le film garde tout le ton un ton plein d’humour sur un sujet qui pourrait disons déraper. Il est porté par des dialogues au cordeau dont on sent que l’auteur les a recueillis à la source du réel et les a polis.. Travail aussi sur les ambiances chromatiques différentes pour chaque lieu.
« J’ai tué ma mère » est l’œuvre bien prometteuse d’un jeune réalisateur –vingt ans- dont on set qu’il exprime par le cinéma sont amour de l’art. Il a remporté trois prix, le Arts Cinéma Arwards, le Regard jeune (prix européen) et celui de la SACD. Ce n’est que justice car il s’agit d’un véritable auteur. Lors de la remise de ce dernier prix, il a dit que « la vie commençait pour lui »