L’impression que son album est sorti – bien injustement – sans trop faire de bruit. Peut-être parce que personne ne s’attendait à ce qu’Eels ne ressorte un nouvel album à peine huit mois après Hombre Lobo (le vinyl qui tourne en boucle dans mon chez moi ces derniers temps). On attend généralement deux ans entre chaque album (si on ne tient pas compte de Meet the Eels : Essential Eels (2008)).

Sorti le 19 janvier, le nouvel album s’intitule “End times“. Un titre évocateur pour celui qui vient de divorcer. C’est pas vraiment un secret, dès la première écoute de cet opus, on sent bien que c’est ce divorce qui inspire Eels.

Seuls les titres “Gone man” et “Unhinged” sortent légèrement du lot de part leur rythmique plus entraînante. Pour le reste on a des morceaux morceaux posés, plein de nostalgie (“In my younger days”, “A line in the dirt”, “End times”, “Nowadays”). Et ce 1er clip “Little Bird“, terriblement simple (dans le bon sens du terme).



“I miss that girl”

Et “End times”

J’aime Eels. J’aime cet album même s’il est peut être trop accessible. J’aime accrocher sur un morceau au bout de la 10ème écoute. Là, tout paraît facile, presque trop évident. De quoi voir Eels présent sur la BO d’une comédie romantique américaine ? A croire qu’il faut deux ans pour écrémer et torturer les morceaux pour qu’ils soient vraiment bons.

Bonus : le clip enregistré en studio “The look you give that guy” (Hombre Lobo)

“In my dreams”

Album disponible sur Spotify et Deezer et son myspace.