Underwear – FM Belfast
We come from a place where we count down the days / Until nothing, until nothing, until nothing
Underwear de FM Belfast, le morceau qui passe en boucle en soirées. Un appart parisien bondé de filles en combishort liberty et un headbang dans les cheveux. Des mini uffie en puissance qui minaudent devant des mecs en jean APC, chemise à carreaux et cardigans… les BB Doherty / les Pete Brunes. La moiteur d’une chaleur estivale, presque caniculaire, cyprinaire.
Underwear de FM Belfast c’est aussi un appart intimiste, éclairé par des luminaires prototypes, tout droit sortis de l’atelier. Un appart monochrome avec juste quelques cadres en guise de couleurs. Et cette lampe rouge. Un faux air de décor à la Sin City. Il est Dwight, elle est Shellie.
Shellie est designeuse chez Arik Lévi. Elle ne dépasse pas les 1m60 pieds nus et culmine à 1m73 dans ses escarpins bleus, tout droit importés du Brésil, qu’elle lui dit. Bleus comme sa jupe boule un peu courte et sa marinière. Une touche de rouge aux lèvres. Aujourd’hui c’est fête nationale sur elle. Des yeux verts très foncés, ses cheveux attachés qui viennent dégager sa nuque. Elle qui ne peut s’empêcher de voir en chaque objet les différentes étapes de sa conception. Le choix des matériaux. Son esthétique.
C’est fête nationale mais ils optent pour des sushis sur un toit de Paris avec une (mauvaise) bouteille de vin blanc qui pique un peu. Un cosmopolitisme contemporain. Et la Tour Eiffel qui promet de s’allumer et s’embraser devant eux. 5 étages plus bas, les ptits cons qui allument les premiers pétards et feux à côté de sa mob turquoise. Un vieux cyclomoteur comme on n’en voit plus… qu’en Province. Elle l’avait ramené de Reims quand elle est venue Paris. Il déteste son accent rémois qui revient parfois. Ca a quelque chose de beauf… qu’elle compense par un physique plasticine.
Une playlist électro entrecoupée de quelques morceaux de Jazz savamment choisis. Une deuxième bouteille de vin ouverte, les verres qui trinquent, les regards qui se croisent, les mains qui s’effleurent timidement. Et quelques secondes plus tard, les langues qui se cherchent. Moins timidement.
Ses cheveux détachés, ses yeux maintenant marrons dans la nuit. Ses lèvres sans leur rouge. Sa jupe remontée et ses talons en équilibre sur le rebord de la fenêtre.
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